
« Comme un père a compassion de ses enfants, l’Eternel a compassion de ceux qui le craignent »
Psaume 103 : 13, LSG
Parfois, notre Seigneur nous surprend en nous donnant des leçons de vie au travers de la nature, au travers de ce que nous vivons, de ce que nous expérimentons, au travers de scènes dont nous sommes témoins.
J’ai vraiment à cœur de vous raconter une scène vécue cette semaine et dont j’ai été le témoin privilégié. Elle n’aura duré en tout qu’une petite vingtaine de minutes, mais a laissé une telle empreinte en moi que je tenais à vous la partager.
Hier, un oisillon s’est retrouvé prisonnier chez nous dans notre jardin. On ne sait vraiment, pas comment il a pu se retrouver là. C’est impossible d’y rentrer et nous n’avons trouvé aucune brèche, aucun trou dans notre grillage. Nous avons donc enlevé le premier grillage, puis nous nous sommes éloignés afin qu’il puisse sortir sans crainte. Mon mari avait même vu auparavant, et c’est d’ailleurs ce qui avait attiré son attention, que maman oiseau continuait à le nourrir au travers du grillage, alors qu’il était prisonnier. Elle effectuait donc des va-et-vient pour lui apporter de la nourriture. Nous n’avons donc aucune idée du temps qu’il a passé dans « son cachot ».
Nous nous sommes donc éloignés afin qu’il soit en confiance et sorte de sa prison. Lorsque nous sommes retournés dehors une dizaine de minutes plus tard, il n’était plus dans sa prison, mais nous l’entendions essayer de voler et battre des ailes. Il était dans un recoin du jardin mais ne parvenait pas à voler. Il avait bien toutes ses plumes mais était vraiment très petit. Nous nous disions qu’il ne savait peut-être pas voler ou qu’il s’était brisé une aile. Qui sait ? Nous ne voulions pas le toucher de peur que sa mère, qui jusque-là semblait absente, ne s’occupe plus de lui.
J’avais, néanmoins une crainte. Celle que le chat de ma voisine ne vienne dans mon jardin. Ce n’était vraiment pas le moment ! Minou vient régulièrement chercher une friandise à la maison. Et, ce jour-là, je ne voulais pas que ce petit oisillon devienne une friandise pour lui. Aussi, j’ai laissé l’oiseau seul, là où il était, et sur le trottoir, j’ai discuté avec ma voisine, lui montrant de loin l’oiseau. Nous étions « cachées » derrière les grilles de notre maison. Elle m’assura que Minou dormait bien confortablement chez elle ! Ouf !!!
Cet oisillon paraissait tellement petit, chétif et si vulnérable. Alors que nous discutions, nous avons vu un oiseau se poser sur le mur de séparation de nos maisons. Cet oiseau s’est mis à piailler sans s’arrêter et sans bouger de son endroit. Il semblait ; et je devrais dire, elle, car il s’agissait de la mère de l’oisillon ; animé d’une volonté sans faille. Soudain, cela n’a duré en réalité qu’une ou deux secondes, l’oisillon a tant bien que mal réussi à se mettre sur une des branches de mon petit hortensia qui se trouve devant la maison, juste à côté de l’endroit où il avait trouvé refuge. En le voyant arriver aussi péniblement sur la branche, je me suis dit qu’il volait vraiment bien mal et me suis demandée comment il était arrivé là. Durant ce temps, la maman oiseau n’arrêtait pas de piailler. On aurait dit les encouragements des supporteurs de matchs : sans arrêt et forts ! C’est alors que je l’ai vu aller se poser à côté d’elle sur le mur. C’était comme si les encouragements de sa mère l’avaient guidé et lui avait donné la force nécessaire pour s’envoler vers cette première escale. L’oisillon en toute confiance, a pu s’élancer. J’ai alors compris, que c’était peut-être la peur, ou l’engourdissement qui l’avait empêché de voler. Quoi qu’il en soit, les piaillements l’avaient fortement encouragé, réconforté et donné la force de voler. Ce petit vol était nettement meilleur que le premier essai, mais encore bien pénible pour lui. Il n’avait rien d’aérien. Son corps semblait lourd, le vol maladroit et pataud. Mais il n’a fait sur ce mur, avec sa maman oiseau, qu’une très courte halte. A peine s’était-il posé à côté d’elle, qu’elle s’est envolée, et lui, l’a parfaitement suivi, fort et rapide comme elle. C’était vraiment très beau à voir. Que de changements en si peu de temps !
Durant tout ce moment, alors que j’assistais à cette scène avec beaucoup d’émerveillement, la maman oiseau ne s’est pas approchée de lui. Elle est restée à sa place. Il semblait qu’elle l’appelait, le réconfortait et l’encourageait sans cesse, mais elle ne s’approchait pas. Au début, l’oisillon ne pouvait pas vraiment la voir. Il pouvait en revanche l’entendre. Et cela m’a vraiment fait penser à ce verset qui dit :
« mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent » (Jean 10 : 27, LSG).
Cette voix, cet appel, lui a juste donné la force d’aller se poser, tant bien que mal sur mon hortensia. En réalité quelques centimètres à peine de l’endroit où il se cachait. Mais, sur mon hortensia, il était à découvert et avait meilleur vu. Parfois, pour nous aussi, la Parole que nous entendons, que nous lisons, nous permet de faire, tant bien que mal, quelques pas, avec, comme pour l’oisillon, beaucoup de faiblesses et de maladresses. Nous faisons des petits pas peu assurés et patauds. Mais ils sont décisifs, car ils changent notre perspective. Ces pas nous rapprochent aussi de notre Seigneur comme ce petit vol l’a rapproché de sa maman oiseau.
Il hésitait néanmoins à se lancer, à aller plus loin. La halte en témoigne. Il était craintif, certainement apeuré. Mais d’où il était, non seulement maintenant il l’entendait mieux, mais en plus, il la voyait. Et, bien qu’il hésitât à se lancer, elle ne s’est toujours pas approchée, elle a juste continué à piailler, à l’appeler. C’est dire, si elle était consciente que ce vol était nécessaire pour ses forces. C’est en lui qu’il devait trouver la force nécessaire pour avancer. Elle ne devait pas le faire à sa place ! Et, c’est ainsi qu’il a trouvé la force de la rejoindre et ensemble ils ont pu prendre leur envol vers de nouveaux cieux. Cela me fait vraiment penser à ce verset que l’on peut lire en Ésaïe 40, verset 1 :
« Mais ceux qui se confient en l’Eternel, renouvellent leurs forces. Ils prennent leur vol comme des aigles ; ils courent et ne se lassent point, ils marchent et ne se fatiguent point ».
Laissez-moi imaginer que mon petit oisillon, grisé par l’effort qu’il a fait, porté par les encouragements de sa mère, devait se sentir fort comme un aigle.

Il n’y a pas que les chats qui se voient en lion !!

Laissez-moi également insister sur le fait que la maman oiseau ne s’est pas découragée, ne l’a pas abandonné, ne l’a pas laissé, tout comme le bon Berger n’abandonne jamais ses brebis, ne nous laisse jamais tomber et ne se décourage pas de nos hésitations. Bien au contraire, il nous encourage sans cesse et nous indique la voie à suivre car il est la voix à suivre !
« Mais voici la pensée que je me rappelle à moi-même, la raison pour laquelle j’aurai de l’espérance : non, les bontés de l’Eternel ne sont pas à leur terme et ses tendresses ne sont pas épuisées » (Lamentation 3 : 21-22, Semeur)
Encore un petit enseignement que m’inspire cette scène de vie. Alors qu’il était dans sa prison, sa mère n’a pas cessé de le nourrir. Et sincèrement, je ne sais pas depuis combien de temps cela durait. Avec les pluies incessantes en ce moment, nous ne sortons pas souvent dans notre jardin. Quoi qu’il en soit, cette nourriture lui a également donné la force de voler. Aussi, lorsque nous sommes dans nos prisons, nos cachots, la vue bouchée, au cœur de nos épreuves, continuons malgré tout à nous nourrir de la Parole. C’est elle qui nous donnera, au bon moment, la capacité et la force de sortir de notre prison, quand, par miracle, le Seigneur nous ouvrira les portes.
« Mais Jésus répondit : il est écrit : l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 : 4)
En même temps, en Marc 8 : 1 à 3, Jésus avait, à l’égard de la foule qui était venu le voir, une préoccupation aussi terre à terre que la maman oiseau. Celle de nourrir les corps :
« En ces jours-là, une grande foule s’était de nouveau rassemblée autour de Jésus et elle n’avait rien à manger. Jésus appela donc ses disciples et leur dit : J’ai pitié de cette foule : cela fait trois jours que ces gens sont avec moi et ils n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces vont leur manquer en chemin, car certains d’entre eux, sont venus de loin. »
Et nous connaissons la suite, il multiplia les pains et les poissons afin que chacun puisse se sustenter selon ses besoins. Notre Seigneur, en Père parfait, prend soin de tout ce qui concerne nos vies, le tangible et le non tangible, le visible et le non visible, nos besoins physiques, nos émotions, nos pensées… Et, sur ce chemin, il nous apprend à le suivre en toute confiance.
J’aime à penser que ce jour-là notre Seigneur a permis que j’assiste et que je sois témoin de cette scène afin que je me rappelle combien il prend soin de nous. Sa parole ne dit-elle pas
« voyez ces oiseaux qui volent dans le ciel, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas de provisions dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas bien plus de valeur qu’eux ? » (Matthieu 6 : 26).
L’histoire aurait pu finir autrement pour ce petit oiseau. Bien plus tristement en réalité. Là encore, cela me fait penser à un encouragement
« si tu traverses de l’eau, je serai moi-même avec toi, si tu traverses les fleuves, ils ne te submergeront pas. Si tu marches dans le feu, tu ne te fais brûleras pas et la flamme ne te fera pas de mal » (Ésaïe43 : 2).
Ce jour-là, ce petit oiseau, si petite et faible créature, ne saura jamais que Dieu, son créateur, l’aura utilisé pour m’enseigner, me parler et avoir autant de joie dans mon cœur en admirant une création aussi parfaite.
« Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison, votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent » (Matthieu 7 : 12, LSG)
Nathalie AZRAK

« Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles ? Quand elle l’oublierait, Moi je ne t’oublierai point »
Esaïe 49 :15, LSG
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