L’avent

Nous sommes dans le temps de l’Avent, ce temps particulier où nous nous préparons à célébrer la venue de Jésus-Christ.

Le mot Avent signifie « venue », « avènement ».

L’Avent est ce temps d’attente et de préparation qui précède Noël, où nous nous préparons à célébrer la venue de Jésus-Christ qui est l’avènement de la promesse faite chaire
On pourrait comparer l’avent à un chemin, un temps d’attente active, un temps où l’on se tourne vers Dieu avec un cœur ouvert et une espérance renouvelée.

Un temps où l’on se prépare.

C’est donc un temps fait d’espérance et de joie ou peut-être plus exactement d’attente dans la joie.

Au cœur de cet Avent se trouve un mot essentiel : la joie.

La vraie joie de l’Avent ne vient pas de nos efforts, ni de l’ambiance festive, mais de la présence de Dieu. Préparer Noel à travers ce chemin de l’avent, c’est libérer en nous un véritable hymne à la joie, aux joies à venir et attendues.

C’est, tout premièrement, Une joie annoncée au cœur de la nuit

La première annonce de Noël n’a pas retenti dans un palais, ni même dans un temple, mais dans la nuit d’un champ, auprès de bergers fatigués, travailleurs invisibles, habitués à une vie pauvre et ordinaire.
L’Écriture nous dit :

« Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple une grande joie. C’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. » (Luc 2.10-11)

Cela nous rappelle la prophétie énoncée par Esaïe plus de 700 ans auparavant :

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière… Tu rends le peuple nombreux, tu lui accordes une grande joie. » (Ésaïe 9.1–2)

La joie de Noël n’est donc pas une joie fabriquée, superficielle, réservée à ceux qui vont bien.
C’est une joie donnée, une joie qui descend dans notre nuit pour y faire naître une espérance nouvelle.

C’est ainsi que vient la joie de Dieu qui se fait proche de sa création, la joie de l’Emmanuel, Dieu avec nous

« Voici, la vierge deviendra enceinte… On lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie : Dieu avec nous. » (Ce que nous rappelle également Mathieu) (Matthieu 1.23)

Dieu est avec nous chaque jour. Il est avec nous dans le quotidien, avec nous dans nos forces comme dans nos faiblesses. Jésus n’a-t-il pas dit« et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »(Matthieu 28 :20)

Noël dit cela :
Dieu n’est plus lointain. Il vient habiter notre humanité et rejoindre nos fragilités. Et sa proximité devient alors une source de joie profonde, chaque jour.  

C’est aussi la joie qui naît de la présence de Dieu

Et Jésus le dira bien plus tard :

« Votre cœur se réjouira, et nul ne vous ôtera votre joie. » (Jean 16.22)

Cette joie-là est solide, durable, parce qu’elle repose sur Dieu lui-même.
Même dans des lieux de fragilité, les moments d’attente, les jours de fatigue, la maladie elle peut se frayer un chemin. Non par nos forces, mais par la présence seule de notre Dieu qui s’est fait chair en cette nuit de Noël, comprenant, vivant ainsi chacune de nos fragilités humaines, lui qui souffrira le martyre pour nous sauver,

« …ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. » (Hébreux 12 :2 LSG)

Ici, « en vue de la joie qui lui était réservée » exprime bien l’idée que Jésus connaissait la souffrance mais se livrait avec détermination et espérance pour le salut des hommes, notre salut à tous.

Et cette joie ne dépend pas des circonstances.

Jésus lui-même déclare : « Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » (Jean 15.11)

Et Paul, qui écrivait depuis la prison, pouvait exhorter malgré sa situation : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. » (Philippiens 4.4)

Cette joie-là n’ignore pas nos larmes. Elle ne nie pas nos combats.
Elle est comme une lumière douce qui continue de briller, même quand la nuit persiste.

La Parole, nous rappelle ainsi que la joie vient de Dieu et se fonde sur la présence vivante du Christ dans nos vies.

C’est ainsi que cette joie transforme nos regards

Quand les bergers rencontrent l’enfant, ils repartent « glorifiant et louant Dieu » (Luc 2.20).
Rien n’avait changé dans leur vie extérieure : le travail restait le même, la pauvreté aussi.
Mais quelque chose avait changé en eux : Dieu était venu les visiter.

La joie de Noël est cette capacité renouvelée à voir au-delà de ce qui fait mal, à reconnaître la présence discrète de Dieu, à accueillir un avenir possible.

Et enfin, c’est une joie offerte pour tous

L’Avent nous rappelle aussi que Dieu vient pour tout le peuple, sans exception.
Lorsque les anges annoncent la naissance de Jésus, ils proclament :

« Je vous annonce une bonne nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie. » (Luc 2.10)

La joie de Dieu n’exclut personne : ni les plus faibles, ni les plus isolés, ni celles et ceux qui doutent encore.
L’Avent ouvre les portes d’une joie universelle : la joie de savoir que Dieu vient vers nous, ici et maintenant.

Pour conclure cette petite méditation, je vais citer un petit poème écrit par une amie, Sophie Bieber. Voici ce qu’elle dit de l’avent :

Le temps de l’Avent s’ouvre doucement…

C’est le temps de se préparer à fêter Noël autrement…

C’est le temps de l’espoir,

Fragile lueur dans le noir

Qui nous donne envie d’y croire,

Encore et à nouveau

Pour voir Se dessiner des lendemains meilleurs,

Paisibles, joyeux,

Un nouveau bonheur…

Bon temps de l’Avent.

Nathalie AZRAK

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