« Au cœur de la souffrance, un rayon n’a jamais cessé de briller… »

« J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité. »
Deutéronome 30.19

Voilà une magnifique exhortation, qui, à elle seule, pourrait introduire le témoignage que je vous présente aujourd’hui.

Nos vies sont infiniment plus riches que nous ne l’imaginons. Chacune porte les traces d’un chemin, de combats, de blessures, mais aussi des empreintes de la grâce de Dieu. Nous sommes des témoins vivants de son œuvre. En avons-nous toujours conscience ?

Le Seigneur nous appelle à refléter cette grâce, à laisser sa lumière rayonner à travers notre histoire. Pourtant, nous oublions souvent que nos fragilités, lorsqu’elles sont traversées par son amour, peuvent devenir une source d’espérance pour d’autres.

En cette période estivale, j’aimerais vous offrir une bouffée de foi et d’espérance à travers le témoignage d’une femme qui a compris un jour que son histoire, avec ses épreuves comme avec ses relèvements, pouvait devenir une lumière pour ceux qui traversent la nuit. Son parcours est le témoignage vivant de l’action de notre Seigneur : au cœur même de la souffrance, un rayon n’a jamais cessé de briller.

« Vous avez peut-être connu ces moments où tout s’effondre, où l’on avance sans vraiment vivre, où l’on se sent seul même entouré. Vous avez peut-être connu une maladie grave, des deuils, une rupture, la dépression ou simplement ce vide difficile à expliquer. Dina Ravalitera a traversé ces combats, comme tant d’autres, en s’imposant de tenir. Née à Madagascar et vivant en France, l’autrice signe ici son premier ouvrage, qui raconte son histoire. Portée par une foi intime et l’amour de ses enfants, elle apprend à se relever jour après jour. À travers ce livre, elle a choisi de transformer ses blessures en témoignage d’espérance, de résilience et de guérison, pour accompagner celles et ceux qui traversent des épreuves. »[1]

J’ai la chance de connaître Dina, et d’une certaine façon, vous aussi, un peu. Elle m’a permis de vous partager, en décembre dernier, une petite partie de son témoignage (cf. le témoignage de Noël de Dina)[2]. Une façon de légèrement lever le voile sur une vie ordinaire traversée par l’extraordinaire. Alors que chacun pouvait lire ce témoignage, elle écrivait par ailleurs sa vie, se livrait afin de la partager à tous.

Dans une autre vie professionnelle, elle faisait partie de mon service. À cette époque, je voyais une jeune femme douce, joyeuse, pleine de vie. Respectueuse, consciencieuse, très professionnelle, mais aussi d’une grande discrétion. Bien des personnes peu bienveillantes se sont dressées sur son chemin. Pourtant, jamais je ne l’ai entendue élever la voix, jamais je ne l’ai vue répondre par le jugement ou l’amertume. Elle avançait avec une remarquable retenue.

J’étais alors bien loin d’imaginer ce qui se jouait réellement dans sa vie.

Les années ont passé. J’ai quitté cette première carrière pour me consacrer pleinement à ce ministère d’accompagnement. Cette ancienne vie appartenait presque au passé lorsque Dina a repris contact avec moi.

J’ai longtemps hésité. Pouvais-je passer de responsable hiérarchique à accompagnante ? Une part de moi pensait que cette frontière ne devait pas être franchie. Mais une conviction, plus profonde encore, me poussait dans l’autre direction.

Je savais qu’elle partageait la foi. Je me souvenais de cette fois où elle était venue dans mon église ; cette rencontre m’avait déjà permis de découvrir une autre facette d’elle. Pourtant, la question demeurait : devais-je accepter de l’accompagner ?

Finalement, j’ai fait ce pas.

Dina a été l’une des toutes premières personnes que j’ai accompagnées dans le cadre de Tite Écoute.

Ensemble, nous avons appris à construire une relation entièrement nouvelle : non plus celle d’une responsable et d’une collaboratrice, mais celle d’une accompagnante et d’une personne en chemin, fondée sur la confiance, l’écoute et une profonde vérité.

Elle m’appelle « sa thérapeute » et parle de notre travail comme de « sa thérapie »[3], même si ce n’était pas exactement cela. Peu importe les mots : nous avons cheminé ensemble pendant deux années.

Son livre vient d’être publié, et j’ai eu l’immense joie de le recevoir en avant-première.

Je ne l’ai pas lu… je l’ai dévoré.

Je connaissais Dina et, pourtant, au fil des pages, je l’ai redécouverte. J’ai revécu certains de nos échanges, mais j’ai aussi découvert tout ce qui m’avait échappé. À travers ses mots, c’est une autre Dina qui s’est révélée à moi.

Son témoignage est vivant, puissant, profondément humain. Et que dire de son écriture ?Elle m’a littéralement cueillie. Moi qui aime tant les mots, j’ai été transportée.

Elle qui, selon ses propres mots, « avait les mots coincés dans sa gorge », a su trouver ceux qui racontent son histoire avec une justesse bouleversante. Son récit est empreint de douceur, de délicatesse, de poésie. On y découvre toute sa créativité. Même les événements les plus lourds, les plus douloureux, sont traversés par une espérance profonde. La souffrance n’y est jamais minimisée, mais elle n’est jamais enfermée dans le pathos. La profondeur de son combat, l’étendue de sa force, de sa résilience, de sa foi sont omniprésents. Une vie profondément marquée par les épreuves, mais relevée, restaurée et portée par Dieu. C’est sans doute ce qui rend ce livre si profondément authentique et touchant.

Alors, cet été, laissez-vous rencontrer par cette histoire. Dans une époque où la noirceur semble parfois prendre toute la place, ce livre relève les cœurs, ouvre une fenêtre sur l’espérance et rappelle qu’il est possible de se reconstruire.

J’aurais eu envie de vous partager bien davantage. Mais il a fallu choisir. Aussi, avec l’accord de Dina, je vous propose simplement un extrait situé à la toute fin de son livre. Je ne vous dévoilerai rien des épreuves qu’elle a traversées ; je souhaite seulement vous permettre de faire sa connaissance et, je l’espère, vous donner envie de découvrir son histoire.

Si ce témoignage vous appelle, vous trouverez les liens pour vous procurer son ouvrage dans la rubrique « Le coin des bouquins ».

Nathalie AZRAK

« (…) Plongée dans l’ombre[4]

Je n’ai pas vu venir la dépression. Elle s’est installée lentement, comme un voile gris sur ma vie. D’abord par la fatigue. Une fatigue que le sommeil n’effaçait pas. Une lassitude pesante, qui me collait à la peau, qui alourdissait mes gestes, mes pensées, mes journées. Ensuite, il y eut les pleurs. Incontrôlables, silencieux, déchirants. Je pouvais me lever, préparer le petit-déjeuner pour les enfants, les embrasser avec le sourire…et m’effondrer dès qu’ils tournaient le dos. Mon corps était Présent, mais mon âme était ailleurs. Comme si quelque chose s’était brisé en moi, définitivement.

              Je n’avais plus de goût à rien. Ce qui me faisait plaisir avant n’éveillait plus rien en moi. Je ne dessinais plus. Les mots restaient coincés dans ma gorge. Je regardais la vie des autres passer, avancer pendant que moi je m’enfonçais. Le monde continuait à tourner et moi, je restais figée. J’avais l’impression d’être dans un puits sans fond. Je voulais crier, mais aucun son ne sortait. J’avais honte. J’étais censée être forte. Une mère. Une femme qui a survécu à deux embolies pulmonaires graves, qui a relevé la tête après un abandon, qui s’est battue pour ses enfants, qui a retrouvé l’amour. Mais là…je n’étais plus rien. Juste une coquille vide. Vivante à l’extérieur, mais morte à l’intérieur. Je culpabilisais de ne pas y arriver. Je me disais que d’autres vivaient pire. Que je n’avais pas le droit de sombrer. Mais on ne choisit pas la dépression. Elle vous vole même cette capacité à relativiser. Elle vous fait croire que vous êtes seul, inutile, que tout le monde irait mieux sans vous. Je regardais mes enfants dormir. Parfois je me disais :  » tiens bon, pour eux. » D’autres fois, cette autre pensée me terrassait encore plus : « s’ils savaient ce que je ressens, ils ne seraient que déçus. »

              En 2023, alors que le combat du divorce s’éternisait, que le poids des années, des douleurs et des pertes s’accumulait, je suis tombée. Silencieusement, lourdement. Une dépression sévère m’a emportée. Mon médecin traitant, inquiet, a saisi le conseil médical pour que je sois placée en longue maladie. Il a fallu du temps, de l’espace, de la bienveillance pour panser ces plaies profondes. J’ai alors entamé une thérapie, un chemin lent mais salutaire, qui m’a porté de 2023 à 2025 ; Ce cycle cruel de naissances et de pertes, de joie et de douleur m’a plongé dans une obscurité profonde. J’ai sombré, emportée par une dépression sévère, noyée par une solitude intérieure que personne ne voyait vraiment.

              Commença alors un nouveau chapitre, celui de la reconstruction. Une thérapie. Des mots que je n’arrivais pas encore à dire. Des blessures anciennes qui remontaient. Des larmes encore. Mais peu à peu, un espace, une lumière, une prise de conscience :  je suis encore là. Je suis blessée…mais vivante.

Dina RAVALITERA« 

Ce livre est une mise en mots des maux. Une mise en mots d’une grande beauté. Une mise en mots profonde. Une mise en mots qui permet, peu à peu, une juste mise à distance des blessures.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce livre pendant vos vacances.

Puisse le soleil qui rayonne à travers ses pages venir réchauffer votre cœur et nourrir votre espérance, votre confiance et votre foi en notre si grand Sauveur.

N.A


[1] Présentation de l’autrice Dina RAVALITERA par le site AMAZON

[2] Voir article « le témoignage de Noël de Dina », catégorie « Témoignage », publié le 29 décembre 2025, https://titeecoute.fr/2025/12/29/temoignage-de-noel-de-dina/

[3] Note Précision : Les termes « thérapeute » et « thérapie » employés dans cet ouvrage sont ceux choisis par l’autrice pour exprimer son vécu. Ils reflètent l’intensité du travail accompli et la profondeur des changements qu’elle a expérimentés. Pour autant, mon activité est celle d’un accompagnement, et non d’une pratique thérapeutique. J’accompagne les personnes dans un cheminement de connaissance de soi, de croissance, de guérison intérieure et de transformation, dans le respect du cadre propre à cette démarche.

[4] P 225 et 226, du livre de Dina RAVALITERA, « Blessée mais Vivante : se Relever pour se Révéler », Edition Hello Editions.

Si vous souhaitez me contacter, utilisez l’adresse de contact : contact@titeecoute.fr ou la formulaire de la page « Me contacter » en utilsant le bouton ci-dessous. Si vous avez lu le livre et désirez faire un commentaire à l’autrice, n’hésitez pas via le formulaire de contact, je me ferais un plaisir de le lui transmettre.

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